Les Français et la langue de Shakespeare sont loin de s’entendre ! Cette légende vient d’être confirmée encore une fois par  une étude menée par Cadre emploi et l’organisme de formation 1to1 English auprès de 3 896 cadres ; ces derniers ne sont pas épargnés par le  mauvais niveau présenté par les Français en anglais. En effet, près de la moitié d’entre eux (46,8%) reconnaissent avoir un niveau « débutant » en anglais, 36,4 %  pensent en revanche avoir un niveau « opérationnel » tandis que seulement 16 % pratiquent un anglais courant.

Un frein à l’embauche et à l’évolution de carrière et un véritable handicap pour les entreprises exportatrices

Nul ne peut nier que l’anglais est devenu un outil de travail et de communication incontournable dans le monde de l’entreprise. En effet, les sondages ont révélé que 83% des cadres français se trouvent dans l’obligation d’utiliser des langues étrangères au travail. L’anglais l’emporte avec un pourcentage de 66,6 % face à l’espagnol (12,7%), l’allemand (10,4%) et l’italien (5,2 %). Or, sur le plan pratique, un cadre sur deux trouve des difficultés à soutenir une conversation orale en anglais, 43% affrontent la même difficulté quand ils sont amenés à rédiger un courrier ou un email !

Ce niveau inquiétant en langue anglaise est considéré par de nombreux cadres comme un obstacle face à l’embauche et à l’évolution de carrière sachant que les entretiens d’embauche en anglais sont de plus en plus fréquents.  Par ailleurs, les répercussions du mauvais niveau en langues étrangères sur les entreprises exportatrices sont pour le moins désastreuses. Selon une étude menée par The Economist Intelligence Unit (EIU) pour le centre de formation linguistique EF, une entreprise exportatrice sur deux échoue d’importantes transactions commerciales internationales à cause de malentendus linguistiques et culturels.

Formations linguistiques

Comment peut-on expliquer ces difficultés éprouvées par les cadres avec la langue anglaise ? Les résultats du Toefl en 2012 ont montré que les Français sont plutôt mauvais élèves : ils se placent en 23e position des pays de l’Union européenne. Le problème s’accentue après la fin des études et l’obtention du diplôme. Une fois engagé dans le monde du travail, il devient quasi-impossible de rattraper le retard en reprenant les bases de la langue.

Face à ce problème, les entreprises ont réagi en proposant des formations en langues étrangères à leurs salariés en difficulté. Selon le baromètre 2011 du courtier Place de la Formation, les formations linguistiques sont les plus demandées des formations professionnelles et représentent 20 % de la demande des entreprises. Par ailleurs, 56%  des personnes sondées sont conscientes de la grande importance de l’anglais dans le monde des affaires et dans l’évolution de carrière. 40% des salariés interrogés déclarent être prêts à financer eux-mêmes une formation linguistique. Toutefois,  seulement un quart des personnes sondées (environ 23%) a eu accès à une formation en langue ce qui met l’accent sur  un manque de communication dans les entreprises quant aux formations disponibles.

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