MOOCs

La formation à distance et le télé-enseignement ont fait un bond en avant avec l’apparition des MOOCs. Ce nouveau concept de cours en ligne ouvert et massif a fini par passer outre les frontières et connait aujourd’hui un succès fou en Afrique. Focus sur les universités africaines en ligne.

Les Africains s’intéressent de plus en plus aux MOOCs

Si l’Afrique a longtemps été à la traine concernant l’accès aux nouvelles technologies, il semble bien qu’elle ait désormais fait un grand pas en avant, surtout en ce qui concerne les MOOCs. En quelques années, les institutions académiques européennes et nord-américaines ont ouvert leurs portes aux quatre coins de l’Afrique, notamment au Cameroun, au Maroc, au Rwanda et au RDC et proposent diverses filières allant de l’urbanisme à l’éducation en passant par le FLE et les sciences pures.

Les Africains sont également de plus en plus nombreux à s’inscrire sur les plateformes de cours massifs et ouverts en ligne. Plus de 42 000 se sont notamment inscrits aux cours en ligne proposés par l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, située en Suisse, tandis que plus d’un millier ont choisi de s’inscrire à l’École Centrale de Lille. Ces chiffres tendent à prouver que le concept tend à séduire les étudiants, mais aussi les salariés qui n’ont pas le temps d’aller sur les bancs de l’université.

Ce vif succès peut s’expliquer de diverses manières, mais la raison qui revient chaque fois, c’est le manque d’infrastructures dédiées dans leur pays d’origine. En suivant les cours en ligne, ils évitent les frais de déplacement jusqu’aux universités, peuvent travailler à leur propre rythme et déboursent moins que pour une inscription à plusieurs cours en salle. En effet, ils doivent seulement disposer d’une connexion Internet pour pouvoir accéder aux cours dispensés en ligne et aux divers tests d’aptitudes. À la fin de chaque formation, ils reçoivent un certificat venant confirmer leur assiduité.

L’Afrique à l’ère de l’informatique

Face au regain d’intérêt des jeunes Africains pour les MOOCs, les universités africaines essaient de suivre la tendance, mais ce n’est pas toujours facile si l’on sait que cela requiert des installations dédiées et de grands investissements financiers. Pour les aider à faire face à la concurrence, de nombreux organismes d’aides telles que l’Agence Universitaire de la Francophonie ont choisi d’apporter leur aide à l’amélioration des institutions publiques africaines. Il convient toutefois de noter que si les institutions publiques peinent à créer des filières en ligne, les institutions privées n’ont pas attendu quant à eux, le top du départ pour se lancer dans la mise en place de cours en ligne avec des filières de choix comme la finance. C’est notamment le cas de l’Institut de management et des technologies (IMAT) d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

Les institutions européennes et nord-américaines telles que la Caroline Connect et son MOOC FOFLE, des cours consacrés à l’apprentissage du Français en Afrique francophone ou encore l’EPFL,, conscients de l’intérêt des Africains pour les MOOCs, sont également de plus en plus nombreux à proposer des cours dédiés tout spécialement aux étudiants africains.

Les MOOCs et la formation à distance en général offrent de nombreuses possibilités aux étudiants et travailleurs africains qui peuvent désormais élargir leurs horizons et suivre des cursus dont ils n’auront jamais pu profiter avec les cursus classiques proposés dans leur pays d’origine.

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