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Le décret qualité, mis en vigueur depuis le 1er janvier 2017, impose aux organismes de formation de proposer des contenus de qualité, répondant aux règlements fixés par les OPCA. Ce nouveau décret vient ainsi assainir le secteur et limiter le nombre d’établissements de formation qui bénéficient de financements publics.

État des lieux des organismes de formation en France

Le décret qualité a été appliqué depuis le mois de juillet, mais le GIE des OPCA a demandé à ce qu’une période de transition soit mise en place, ceci afin de permettre aux organismes de formation de mieux comprendre les grandes lignes de ce nouveau décret. Il faut également savoir qu’il leur faut du temps pour s’inscrire sur Datadock, la base de données qui leur permet d’informer leurs financeurs qu’ils répondent aux critères de qualité établis.

On dénombre actuellement plus de 73000 organismes de formation en France, mais seuls 38 500 se sont inscrits sur Datadock. Près de 2000 établissements ont quant à eux, ne répondent pas aux critères de qualité établis. Seuls 9000 organismes de formation soit 13 % des organismes référencés seraient valides.

Qu’en pensent les entreprises ?

Les organismes de formation qui ne répondent pas aux critères de qualité établis ont du mouron à se faire, car la plupart des grandes entreprises utilisent désormais ce type de référencement dans le choix de leurs collaborateurs et pour l’obtention de financement OPCA. Les prestataires qui ne sont pas inscrits au Datadock peuvent ainsi craindre de ne pas trouver de collaborateurs. Il se peut qu’un organisme de formation qui n’est pas présent dans le catalogue d’un OPCA et qui ne bénéficie pas de financements publics soit boudé par les entreprises, mais cela n’est pas généralisé. En effet, la plupart des grandes entreprises disposent de leurs propres fonds pour financer leurs programmes de formation.

Le décret qualité a l’air assez strict, mais il a pour effet d’assainir le secteur de la formation. Il oblige notamment les organismes de formation à revoir leurs pratiques et à mieux respecter la notion de qualité qui est encore trop subjective jusqu’à aujourd’hui pour la plupart d’entre eux. Le critère qualité ne soit pas seulement être évalué en fonction de la satisfaction des apprenants, mais aussi et surtout en fonction des réels acquis des apprenants. Il faudra toutefois apprendre à mesurer l’impact du décret sur le marché et le consolider afin que tous les acteurs qui le composent répondent parfaitement aux critères de qualité recherchés.

Une solution aux multiples avantages

 La mise en place de ce type de décret devrait également éveiller l’envie aux principaux intéressés de proposer des formations de qualité et pas uniquement des formations à la va-vite qui ne promet aucune valeur ajoutée aux acquis des apprenants. Bref, l’on peut dire que le décret qualité n’a que des avantages, surtout dans un secteur où il n’est pas toujours facile de repérer les organismes de formation en ligne et en présentiel les plus sérieux de ceux qui ne le sont pas. Ce type de dispositif devrait également simplifier le choix des collaborateurs aux  entreprises.

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