formation à distance

L’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) s’est réunie en plénière mercredi dernier. L’objet de cette concertation est la mise en place de l’accord entre la Tunisie et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) sur la création d’un institut spécialisé en ingénierie de la Connaissance et de la formation à distance.

Une formation en e-learning

L’ouverture de l’institut de la francophonie pour l’ingénierie de la connaissance et de la formation à distance a été très attendue. Parmi les types de formations qui y seront proposés, on citera la formation des formateurs aux diverses méthodes d’apprentissage à distance. On y retrouve également la formation portant sur l’usage des technologies de l’information et de communication (TIC) dans le secteur de l’éducation.

Les formateurs souhaitant s’initier à l’enseignement numérique et désireux de promouvoir de nouvelles méthodes pédagogiques afin d’améliorer leur technique d’enseignement pourront également se tourner vers les formations à distance proposées à l’institut. En effet, les cycles de formation proposent des cours portant sur les technologies de l’information et de la communication dédiée aux formateurs.

Un partenariat avec de nombreux avantages

Meherzia Laabidi, députée du mouvement Ennahdha, a rappelé l’importance de l’université tunisienne dans le dispositif de l’enseignement à distance. Elle est également revenue sur l’importance des différentes techniques sur l’apprentissage à distance à l’Arabe et à l’Anglais. Pour sa part, Haykal Belgacem, député du Front populaire, est revenu sur les questions portant sur les avantages de l’accord entre la Tunisie et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) sur la création d’un institut spécialisé en ingénierie de la Connaissance et de la formation à distance.

Le député du Front populaire a également relevé que l’accord a été soumis à la commission des droits et des libertés au lieu et place de la commission de l’éducation, ce qui vient conforter sa légitimité. Il est aussi revenu sur les questions de logistiques et tout ce qui concerne les détails administratifs en appuyant sur les différents moyens matériels et humains à disposition du ministère.  Il a toutefois déploré l’absence d’une stratégie claire qui permet de réduire les manques de compétence.

Une réforme du système de l’enseignement supérieur

Une réforme du système de l’enseignement supérieur est désormais urgente tout comme le fait d’associer les parties entre elles et de proposer des cours pratiques en parallèle aux cours théoriques, ceci afin d’avoir des formations plus complètes qui répondent aux exigences du marché.

De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chiheb Bouden, a affirmé que l’institut spécialisé en ingénierie de la Connaissance et de la formation à distance est unique en son genre. La Tunisie peut d’ailleurs se targuer d’avoir déployé tous les moyens afin de booster ses méthodes pédagogiques. Pour rappel, la Tunisie abrite bon nombre d’organisations internationales, ce qui lui vaut d’ailleurs de nombreuses reconnaissances de la part des grandes puissances. En effet, l’accord devrait permettre à la Tunisie de se positionner en tant que leader dans le domaine de l’enseignement à distance en Afrique et dans les pays voisins francophones.

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